Les examens, une période de stress maîtrisable en adoptant de bons réflexes

Et si cette histoire était la vôtre…

« Sept heures je me réveille la boule au ventre. Ma nuit a été agitée, je n’ai pas faim, je suis angoissé dans trois heures, je rentre en salle d’examen et je ne sais plus rien !

10 heures : je retourne ma copie, je lis l’énoncé, je sais que j’ai potassé le sujet mais je suis incapable de formuler mes idées, de retrouver l’ensemble des points évoqués. Angoisse, panique, mon cœur s’emballe et une petite voix hurle en boucle dans ma tête : « Tu vas encore te planter, je te l’avais dit de ne pas faire de pause, il y a deux jours »… Le trou noir, le néant… et cette voix qui ne se tait pas… Le temps file comme pour me défier ou me narguer et plus la trotteuse court sur cette satanée horloge, plus ma tête s’embrouille… »

C’est en ces termes que ce jeune homme de 25 ans se présente à moi, avec à son palmarès 3 échecs à un même examen. Il a d’ailleurs raté le dernier par peur d’échouer encore…

Les bons outils pour des résultats performants

A l’approche des examens, les mêmes rituels se mettent en place chez les étudiants : fiches pratiques, révisions collectives, révisions jusque tard dans la nuit, car il faut mémoriser la totalité des cours…
Et si, en se connaissant mieux, les révisions prenaient des allures un peu plus détendues ?

Pour gagner du temps et être performant, il faut utiliser les bons outils, ce qui implique d’abord de connaître son mode de fonctionnement.

Avant d’établir des plannings à n’en plus finir, posez-vous la question de votre mode de fonctionnement :
visuel, auditif ou kinesthésique ?

Si vous avez une mémoire visuelle, inutile d’essayer de mémoriser vos cours en les lisant à voix haute, tentez plutôt le Mindmapping ou carte heuristique. En revanche, si vous avez une mémoire kinesthésique, ancrez vos cours en bougeant, mimant, donnez-leur du mouvement…
Un auditif quant à lui, sera performant en les lisant à haute voix et en se les repassant à l’occasion d’une promenade dans la nature.
Allez à l’encontre de son mode de fonctionnement interne est contreproductif.

Des outils d’apprentissage inadaptés nuisent à l’optimisation des révisions.

 

La Force du dialogue intérieur

Votre deuxième atout ou handicap, si vous n’en prenez pas conscience, réside dans votre dialogue intérieur. J’entends souvent en séance, « je suis nulle », « de toute façon je n’y arriverai jamais », autant de petites phrases assassinent qui se mettent en travers de la réussite

Certains étudiants cristallisent leurs peurs autour de ce qu’ils appellent un échec, un examen raté, oubliant ainsi les examens réussis, focalisant leur attention sur le résultat et oubliant de remonter le processus qui viendrait mettre en lumière la faille qui a engendré cette peur.

Je vous invite amis étudiants, à réviser le regard que vous portez sur cette série d’examens aux notes insuffisantes, à passer du terme échec au mot expérience, à considérer vos redoublements qui vous ont permis d’aborder d’autres thématiques comme un approfondissement de ses connaissances et un enrichissement de sa culture générale.

En changeant votre perception de l’échec (présupposé de la programmation neurolinguistique : il n’y a pas d’échec, seulement du feed-back/ de l’apprentissage), vous modifiez le regard que vous portez sur l’expérience et donc sa lecture de l’expérience en question. Vous ne vous jugez plus, mais vous prenez conscience de l’enrichissement culturel que vous apportent ses années supplémentaires. Semaine après semaine, vous renouez le dialogue avec vous-même et gagnez en sérénité et en estime de vous.

L’enjeu de l’examen : la vie continue son chemin après l’examen

Il est important de se détacher de l’enjeu, bien entendu tout examen est important : pour une carrière, pour un égo, pour le regard et la satisfaction de nos parents, mais la vie ne s’arrête pas pour autant, et avec votre diplôme en poche ou sans, rien ne préjuge de la qualité de votre vie post-exam.

Il faut donc prendre conscience de la démesure qui s’installe entre l’enjeu représenté par l’examen et l’impact de ce diplôme sur la vie. Je vous propose un petit exercice :

Asseyez-vous dans un endroit calme, téléphone éteint. Je vous invite à fermer les yeux et à vous projeter dans 5 ans. Vous avez eu votre diplôme, comment est votre vie dans 5 ans ? Que faites-vous ? Quel est votre discours interne ? Avez-vous changé d’orientation ? Des opportunités se sont-elles offertes à vous ? etc. etc.

Quand vous avez terminé, refaite le même exercice, mais en changeant un élément : vous n’avez pas eu votre diplôme.

Conclusion : votre vie dépend-elle vraiment de ce diplôme ? Avez-vous découvert des ressources en vous que vous ne soupçonniez pas ? Quelle est la vie qui vous correspond le mieux ?

L’échec est un cercle vicieux, que l’on entretient en se répétant des petites phrases assassines, qui entament notre confiance en nous. En acceptant de prendre du recul et de changer la perception que vous avez de vos expériences, vous reprenez la route de la réussite et du bonheur.

L’essentiel, en bref :

Amis étudiants, ce qu’il faut retenir :
– Connaissez-vous votre stratégie mentale d’apprentissage ? Auditive, visuelle, kinesthésique ? (un outil vous sera proposé d’ici peu)
– Quel est l’enjeu véritable de cet examen ? Quelles sont les conséquences à 5 ans si vous obtenez votre diplôme ? Quelles sont les conséquences à 5 ans si vous échouez ?
– Quel dialogue avez-vous mis en place avec vous-même ?
encourageant ? culpabilisant ? bienveillant ? etc.
– Avez-vous identifié vos ressources ? Avez-vous déjà été confronté à un cas similaire ? Si oui, quel en a été le résultat ? Et qu’avez-vous mobilisé comme ressources internes et externes pour en arriver là ? Pour des examens réussis par exemple, quelles sont les stratégies qui vous ont conduit à la réussite ?

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