Le jour où le concept d’Alignement Neuro-Émotionnel a pris tout son sens…

Une étrange sensation

Il y a quelques jours, j’ai vécu une rencontre d’un autre type : une rencontre avec moi-même et ma puissance (oui, oui, rien que ça ! ma puissance intérieure…).

Nous sommes vendredi matin, je retrouve quelques personnes dans un lieu improbable pour une réunion tout aussi improbable. 7, comme le chiffre magique, 7 directeurs réunis en visioconférence, dont 4 dans la même pièce.
Dès mon entrée dans la salle, je suis envahie par l’impression de ne pas être à ma place. Comprenez-moi bien, je ne ressens nullement de l’infériorité, j’éprouve juste un décalage entre la tournure que va prendre cette conversation et mon système de valeurs. Néanmoins, pour coller aux principes que l’on nous inculque depuis tout petit, je fais taire ma petite voix et je m’installe autour de cette table, pour passer à la suite des événements.

La parole finit par m’être donnée ; je sais substantiellement ce que j’ai à dire. Je me lance donc posément dans ce qui se veut être une explication psychologique relative au fonctionnement des pervers narcissiques ! J’ai à peine prononcé trois phrases que l’une de mes interlocutrices me tacle violemment et reprend la parole. Il s’ensuit une diarrhée verbale empreinte d’abord de condescendance, puis d’un mépris qui ne se cache plus. C’est à ce moment précis que j’ai su, que le déclic s’est produit. Qui est-elle pour remettre mes compétences en question ? Ce n’est certainement pas un diplôme de droit qui lui donne autorité à parler de psychologie du travail ni de psychologie tout court, du reste. Mes deux autres interlocuteurs, présents dans la pièce, sont aussi effacés qu’indifférents face à la scène qui se joue.
Je scanne mentalement le profil des personnes réunies en visioconférence, et j’en arrive à l’effroyable conclusion : que diantre fais-je donc ici ?

J’allais me lancer dans un plaidoyer en faveur du bien-être des employés, j’allais me hasarder sur le terrain glissant du profil managérial toxique, j’allais apporter un éclairage nouveau sur une situation peu commune à des personnes qui ignorent jusqu’au sens même du mot empathie. Eux qui ont élevé l’argent au rang d’accomplissement suprême, alors que mon dieu à moi, c’est le bonheur, moteur de la performance professionnelle des dirigeants et des collaborateurs.

 

 

Deux univers, deux langages… une communication tronquée

Je m’apprêtais à employer un langage que non seulement ils ne peuvent pas comprendre en raison d’un câblage diamétralement opposé au mien mais surtout à aborder un domaine qu’ils n’éprouvent pas le besoin d’explorer, car ils le perçoivent comme une perte de temps absolue et une entrave à leur ascension sociale.

De ce fait, quand eux partent du postulat que la parole d’un manager prime sur celle des collaborateurs, personnellement je me place à l’autre extrême.
Résolument, je ne possède pas le même système de valeurs que mes interlocuteurs. Cependant, je ne peux leur tenir rigueur de cet aveuglement sans limite. Ils sont là, hauts perchés sur leurs certitudes, issus du monde de la finance, de l’investissement ou du droit des affaires alors que moi j’évoque un univers qu’ils ne peuvent pas et ne veulent pas connaître : celui des employés, des collaborateurs, de ce petit peuple si nécessaires à la production de leurs sacro-saints dividendes et pourtant si transparents, en dépit de quelques tentatives d’apitoiement destinées à se donner bonne conscience.

L’image est soudainement d’une netteté implacable. Ayant désormais pris conscience de cette évidente évidence, j’ai rassemblé mes affaires, tranquillement sans colère ni mépris. Je les ai remises dans mon sac et j’ai quitté la salle sans mot dire et sans me retourner.

Dans l’ascenseur qui me redescendait sur le plancher des vaches, loin de la vue panoramique de ce bureau du énième étage, je fais le point sur les émotions qui m’habitent : majoritairement, je ressens un immense soulagement ; le seul point noir : l’impression désagréable d’avoir trahi les collaborateurs, un sentiment d’impuissance qui trouvera rapidement une parade satisfaisante.
Le poids que je portais inconsciemment s’est soudain évaporé laissant place à une grande sérénité, celle de l’alignement neuro-émotionnel parfait ; pour la première fois depuis de longs mois, mon mental, mon subconscient et mon corps marchent en un seul bloc, ils sont sur le même axe et me confèrent cette posture de grandeur. J’ai su me respecter en profondeur, et j’en suis fière ; j’éprouve cette fierté si particulière, de celle qui vous fait gagner un point dans votre confiance en vous instantanément. Cette fierté qui vous accompagne dans les moments où vous avez pris LA bonne décision, et que vous le savez dans vos tripes parce que cette décision était la seule, vous permettant de vous respecter, tout en étant vrai-e et authentique !

Je vibre à ce moment-là. Je ne me suis pas laissé dicter ma conduite par des gens qui s’estiment puissants, je ne me suis pas non plus abaissée à leur expliquer un concept que leur supposée hauteur ne leur permet pas d’appréhender. Je ne me suis pas non plus demandé quel allait être leur jugement ni ce qu’ils allaient penser de mon départ aussi soudain que silencieux. Je me suis contentée de manifester ce que je suis, me moquant éperdument des jugements et d’eux.

 

Que m’apprend cette anecdote ?

1/ qu’il est vain de vouloir faire entendre raison à des personnes évoluant dans une sphère diamétralement opposée à la vôtre ;

2/ que la plus haute version de moi-même n’éprouve aucun besoin de se justifier car elle sait qu’elle a raison ;

3/ que le niveau vibratoire n’est pas en corrélation avec le nombre de zéro sur notre compte bancaire mais avec le degré d’empathie que nous manifestons à l’égard de nos congénères et de notre entourage ;

4/ qu’être aligné-e apporte une sérénité intérieure et une puissance illimitée qui anéantissent toute peur du jugement et surtout qui permettent de se concentrer sur l’essentiel et rien de moins que l’essentiel ;

5/ que cet alignement permet de se rencontrer soi-même dans toute son authenticité, de dépasser toutes les limites limitantes et tous les blocages que nous nous mettons à nous-mêmes ;

6/ que la sérénité et la paix intérieures dépendent directement de cet alignement neuro-émotionnel et interviennent quand les conflits internes qui nous tiraillent trouvent enfin une issue en adéquation avec nos valeurs et nos émotions, en bref, quand nous nous respectons nous-mêmes dans ce que nous avons de plus beaux et d’uniques : nos valeurs, nos croyances et nos besoins.

Et vous, avez-vous déjà ressenti que vous évoluiez dans un monde diamétralement opposé à celui de vos interlocuteurs ? Comment avez-vous réagi ? Qu’avez-vous appris sur vous ? Qu’avez-vous éprouvé/ ressenti ? Aujourd’hui avec le recul, comment agiriez-vous ?

Vous pouvez répondre en commentaire ci-dessous ou me contacter pour faire le point sur votre alignement neuro-émotionnel.

 

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