Renouer avec sa créativité – acte 1

Quand ma créativité se fait la malle !

Sur le conseil d’une amie, je me suis procurée le livre de Julia Cameron, « Libérez votre créativité »

 

Il s’agit d’un programme en 12 semaines destiné, comme son nom l’indique, à débrider notre esprit pour qu’il retrouve toute sa magie créatrice. L’un des premiers exercices consiste à rédiger, chaque matin, trois pages sur un sujet de notre choix, éventuellement pour ne rien dire, éventuellement de manière disparate, en bref écrire comme on le sent sur le moment qui nous inspire ou sur ce qui nous inspire sur le moment.

Alors pourquoi avoir accepté ce défi me demanderez-vous ?

Pour des raisons bien simples : moi qui ai toujours écrit, moi qui ai toujours aimé remplir des pages et des pages à l’encre bleue des Mers du Sud, moi qui n’ai jamais manqué d’inspiration, moi qui ai traduit les pensées des autres, je suis en panne depuis que j’ai décidé d’écrire mon propre livre.

Je me suis donc interrogée sur cette panne bien inopportune qui allait jusqu’à me couper de mon blog.

Incapable d’écrire pour moi, incapable d’écrire pour  Monkey-Tie, incapable d’écrire sur moi? mais également incapable d’écrire sur les autres pour la presse locale ! L’impasse, la panne sèche ! Je me sentais vide et inutile…

J’ai acheté des carnets inspirants, j’ai changé d’encre mais rien que du vide, des mots creux et une purée de cerveau dans la tête. L’inspiration s’était fait la malle avec mon dictionnaire du Mot Juste et ma créativité, sans me dire quand et s’ils comptaient revenir. Deux mois d’un immense passage à vide, comme je n’en ai jamais connu, 60 jours de traversée du désert sans l’ombre d’une oasis pour me ressourcer.

D’où pouvait bien venir ce néant ?

Introspection

J’avais pourtant posé mes intentions à l’univers quant à la réalisation et à la finalité de ce livre, mais rien n’y a fait. Le blocage perdurait, le blocage s’installait dans le doux ronron du quotidien, avec une aisance et une désinvolture déconcertantes… Il avait posé ses bagages dans ma tête, bien décidé à y refaire la déco.

Je me suis tournée vers l’autohypnose, ma grande alliée de tous les temps et là, cauchemar impossible d’entrer en transe hypnotique ! Impossible de calmer ma petite voix interne. C’est là que j’ai fini par entendre un mot !

J’avais peur, mais peur de quoi ?

  • D’être trop dur avec mes parents qui ont fait de leur mieux avec leurs connaissances de l’époque ?
  • Que le livre tourne en règlement de compte familial ?
  • De réouvrir d’anciennes blessures ?
  • De me confronter à moi-même ?

Non, la réponse n’est pas là, j’ai déjà affronté ces questions, trouvé des réponses, pardonné et je suis passée à l’étape suivante.

Pour la première fois, j’ai peur de me soumettre regard des autres et j’avais installé mon inconscient dans l’illusoire confort de l’hypercontrôle…

Comment avais-je pu en arriver là ?

Parce que ce livre me tient à cœur, parce qu’il aidera des milliers de personnes, parce que je le veux parfait et salvateur à l’image du petit être qui me l’a inspiré, parce que je ne veux que des critiques constructives et positives, parce que je veux qu’il apporte une réelle valeur ajoutée à mes lecteurs, parce que je veux leur offrir la meilleure partie de moi-même. En résumé, parce que je me mets tellement la pression que mon cerveau s’épuise à analyser chaque terme, chaque verbe, chaque nom, chaque adjectif au lieu de se laisser aller à la confidence, et d’écrire comme il le sent, comme il le ressent.

 

Une séance de lâcher-prise

Je me suis donc accordée du temps, celui de ne rien faire, celui de me nourrir autrement, en apprenant, en me formant… C’est ainsi que j’ai testé l’EFT (la technique de libération des émotions). Il fallait que je rassure mon subconscient et qu’il accepte de m’ouvrir une porte… Après deux séances d’EFT, il a enfin accepté que nous renouions le dialogue. Je me suis engouffrée dans la brèche pour lui proposer une auto-hypnose sur le thème du Lâcher-prise. Et là, l’univers m’a entendue, j’ai retrouvé ma facilité à écrire et la plume glisse d’elle-même, guidée par la partie de moi que je connais le moins, mais qui sait mieux que quiconque qui je suis…

À vous

Quel est votre remède pour vous libérer de vos blocages et lâcher-prise ?

Comment faites-vous taire la petite voix qui hurle en vous ? Où se trouve votre havre de paix intérieur ? À quel moment êtes-vous pleinement vous-même et qu’avez-vous envie de donner/partager à ce moment-là ?

Vous êtes-vous déjà autorisé-e à lâcher-prise pour retrouver votre créativité, votre spontanéité et votre joie de vivre ?

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